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Test TRITON TRP UL : Rabot à feuillure illimitée 750 W

Le rabot est un outil très particulier pour les menuisiers, charpentiers ou ébénistes. Il permet d’aplanir ou diminuer une surface de bois par passages rectilignes et successifs. Je vous propose, dans cet article, le test du rabot TRITON TRP UL.

C’est un outil que j’utilise depuis plus d’un an. J’ai maintenant assez de recul pour vous en faire un test et une démonstration d’utilisation.

Caractéristiques techniques (source TRITON)

Accessoires livrés avec le rabot

Caractéristiques fonctionnelles

Le réglage de la profondeur de rabotage s’effectue à l’aide de la molette à l’avant du rabot. Ce réglage est précis et peut aller jusqu’à 3 mm en une seule passe.

Avec du bois tendre, les 750w du rabot permettent d’aplanir à jusqu’à 3mm sans problème. Pour du bois dur, je recommande tout de même de raboter en plusieurs passes. Cela permet de ne pas trop forcer sur le moteur.

A l’arrière du rabot, nous pouvons régler la vitesse de rotation des fers. De la même manière que le réglage de la profondeur, la vitesse de rotation doit s’adapter aux matériaux à raboter.


Le tambour est équipé de 3 fers permettant d’atteindre 46 500 coupes/min. Autant dire qu’à cette vitesse, vous débiter du bois !

Le tambour est protégé par un cache en plastique et permet d’éviter l’exposition de la lame lors du feuillurage.

Ce cache se replie et permet de raboter des matériaux au plus près des bords.

Il laisse aussi apparaître la vis permettant de changer le tambour par un cylindre de ponçage.

Afin de changer le tambour, un loquet est positionné sur le dessus du rabot (à coté de la poignée).


Changement de tambour

Le tambour se retire très simplement avec une clé allen fournie. N’oubliez pas de débrancher la machine avant de manipuler le tambour !

Ce système est astucieux et remplace l’utilisation ponctuelle d’une ponceuse à bande (exemple : TRITON TA 1200BS)

Afin de protéger les fers lors de la pose du rabot, un petit loquet en plastique se déploie.

Cela se voit plus particulièrement sur cette photo avec les surfaces de travail en contact avec l’établi. L’arrière du rabot est ainsi légèrement surélevé permettant de protéger les fers.

L’idée de pouvoir extraire la poussière et les copeaux soit à droite soit à gauche du rabot est astucieuse. Il s’avère que je m’en suis servi plus souvent qu’initialement pensé.

Pour cela, il suffit de basculer le loquet à droite ou à gauche pour orienter l’extraction.

Ensuite, vous clipsez le sac à poussières du coté voulu. Le clipsage est réversible.

On peut ajouter des accessoires à ce rabot comme un guide parallèle. Je n’ai pas eu l’occasion de le tester mais il se fixe sur la gauche du rabot, devant le carter.

Synthèse du test :

Je vous le disais en introduction, cela fait plus d’un an que je me sers de ce rabot et le résultat est plutôt positif. Cette machine coûte environ 135€ (TTC) ce qui lui confère un excellent rapport qualité prix.

La prise en main de la machine est bonne (les boutons tombent bien sous les doigts) et la compacité de ce rabot le rend très maniable (moins de 4kg). De même, la qualité des matériaux est tout à fait correcte (aluminium, poignée anti-vibration, …). Le moteur, même s’il est bruyant, est impressionnant de puissance et d’efficacité (au regard de la taille du rabot). A ce prix là, il est difficile de se plaindre et ce rabot conviendra parfaitement à tous les bricoleurs occasionnels.

J’ai tout de même quelques remarques :

Exemple de travaux réalisés avec ce rabot

J’avais déjà eu l’occasion d’essayer le petit frère du rabot TRPUL (le TRITON TCMPL). Je ne regrette pas d’être passé sur un modèle plus gros au vu des travaux que j’ai réalisés.

Je me suis lancé dans la fabrication d’une table d’extérieure façon DIY. Le plateau est réalisé avec les douelles restantes de ma chaise barrique.

Je commence par poncer rapidement l’intérieur des douelles pour retirer les impuretés du bois. Cela permettra d’assurer un bon collage des douelles entres elles.


Je me sers de mon étau (TRITON Superjaws), entre autre, pendant toute la durée de séchage de la colle

Et je m’assure que les douelles sont solidement collées avant de desserrer l’étau. L’objectif, à ce stade, est d’aplanir les extrémités des douelles pour avoir un plateau parfaitement plat.

C’est là que l’utilisation du rabot prend tout son sens. Etant donné la quantité de matière à retirer, cela n’aurait pas été possible à la ponçeuse (même avec une ponceuse à bande, c’est complexe).

Après plusieurs passes, le résultat est vraiment sublime. Les douelles sont parfaitement lisses. Il ne me reste plus qu’à découper la forme du plateau de ma table et en fabriquer des pieds (en acier, un peu comme ma chaise skate).

Si vous avez des questions, les commentaires sont en dessous ou alors directement sur le forum.

A bientôt sur ZoneTravaux !

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